*Journal d’immersion d’un artiste en milieu scolaire
Pendant l’effondrement vécu en 2020, nous étions au début de notre projet de création. Le confinement a pris le dessus et nos réflexions autour de la fiction aux écrans sont devenues une expérience immersive de taille planétaire. Dans ce volet scénique, nous recréons une autofiction autour de ces moments et on convoque le public à assister et participer à la construction de notre spectacle dans un espace scénique peuplé d’écrans.

Cela fait 7 ans que je développe une grande partie de mon activité artistique en milieu scolaire. L’école, les élèves, les profs, sont devenus mes partenaires toutes les années, certains de manière régulière, pour construire des objets artistiques uniques et différents. Ces objets prennent la forme de nos personnalités, de nos connaissances, qu’on nourrit chacun d’un endroit différent.
Quand on travaille depuis un moment dans le milieu de l’éducation, on compte le temps qui passe en année scolaire. La vie s’organise de septembre à juin, avec deux mois de coupure pour souffler. Le premier mois de l’an est septembre et en juin, quand l’école est finie, avec elle l’année aussi. Parce que la coupure représente le moment où l’on redevient seulement artiste. Avec un peu de chance, on joue ou on répète. Dernièrement, cela devient rare.
Et en même temps, cette année scolaire est en réalité un temps d’expérimentation artistique incroyable. Dans un endroit inhabituel, avec des partenaires inattendus et la plupart des fois, pour un public qui n’est pas là pour un but de spectateur. Cela fait des conditions très particulières pour le spectacle vivant.
Ceci est un exercice d’écriture, comme un devoir de classe. Un apprentissage que je veux me proposer comme une autre manière d’aborder le processus artistique. Sans doute, l’exercice va être périlleux, vu le sujet, vu les circonstances. Mais il faut se confronter sans crainte. La force de la répétition m’apprendra à me débrouiller, me fera trouver des ressources. Peut-être que j’arriverai à passer des bons moments. Qui c’est?
| Conception et écriture : | Arianna F. Grossocordón |
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